Pourquoi c'est inspirant
Le choix par défaut est de ne rien faire. Contrairement à presque toute fiction à embranchements, l'option « laisser l'Histoire se dérouler » est disponible et documentée : elle mène à ce qui s'est réellement passé. Le public sait donc à l'avance ce que produit l'une des deux portes. C'est une contrainte d'écriture inhabituelle, qui inverse le problème du faux choix : l'issue connue sert de point de comparaison.
L'archive sert de conséquence. Quand on ne change rien, ce sont les images réelles qui s'affichent. Quand on change, il faut fabriquer. La production est donc asymétrique (moitié documentaire, moitié fiction), un modèle économique de branchement rarement vu.
Une question morale pour le cours. Faire endosser Oswald ou Hess à un spectateur n'est pas neutre, et le dispositif ne s'en cache pas. C'est le genre de matière qui déclenche une discussion utile sur ce qu'un rôle assigné engage.
Ce qui coince
Le site n'est plus en ligne. Un projet financé par le CNC, un fonds régional et un diffuseur public, dix épisodes, et rien de consultable dix ans plus tard.
Le principe a un plafond que la série n'a pas franchi : changer un événement historique ne produit qu'une branche courte, faute de moyens pour tenir les conséquences. On mesure vite l'écart entre l'ambition du « et si » et ce qu'un budget de série web permet d'écrire.